Le siècle de Georges-Emmanuel Clancier : le dernier grand poète de la Résistance

Le 3 mai prochain, Georges-Emmanuel Clancier célébrera ses 100 ans. A cette occasion, l’Observatoire de la Diversité Culturelle souhaite – à travers un extrait de notre rencontre avec l’auteur en 2009- vous faire découvrir ou re-découvrir le parcours de ce dernier grand poète de la Résistance qui a traversé notre siècle. Georges-Emmanuel Clancier revient avec modestie sur son enfance, sa vocation poétique et ses rencontres littéraires. 

Georges-Emmanuel Clancier

Georges-Emmanuel Clancier

Le parcours de Georges-Emmanuel Clancier est époustouflant. Il embrasse plus de 75 ans d’une carrière littéraire riche et protéiforme où il pratique avec un bonheur égal l’essai, la nouvelle, le roman, le conte mais aussi le journalisme radiophonique (pour lequel il a été primé en 1949), l’écriture télévisuelle… certains se souviendront du pain noir , son roman le plus connu adapté à la télé par Serge Moati et diffusé par ORTF entre 1973 et 1974. Ces activités diverses le conduiront à devenir directeur général des comités de programmation de l’ORTF jusqu’en 1970 où il exercera plusieurs hautes fonctions. Cependant c’est la poésie qui demeure son fil d’Ariane, sa part d’or, son moment d’éternité, comme il l’écrivait fort justement. Et sa poésie, résonne, pure, immuable, souveraine, comme un cristal, comme la porcelaine… de Limoges où il est né en 1914 dans une famille d’artisans porcelainiers.

Découvrez un extrait de notre rencontre avec le poète qui a eu lieu le 5 mars 2009

Quelle place, quel rôle de l’écrivain dans nos sociétés?

L’Observatoire de la Diversité Culturelle et TerangaWeb vous invitent à débattre avec les romanciers Jean-Luc Raharimanana, Yahia Belaskri et Bernard Magnier, spécialiste des littératures africaines et directeur de collection aux Editions Actes Sud, sur le thème: « quelle place, quel rôle de l’écrivain dans nos  sociétés? ». Cette manifestation se déroulera à l’Auditorium du Centre culturel Jean Cocteau, 35 place Charles de Gaulle, Les Lilas (M°ligne 11 Mairie des Lilas), le vendredi 4 Mai 2012, de 19h à 21h. L’entrée est libre et la rencontre sera suivie d’une collation et d’un temps de dédicaces.

Il s’agit  d’aborder et d’interroger  des         postures d’écriture (l’écrivain francophone est-il guide ou témoin?), leur  légitimité d’auteurs physiquement éloignées de leur terre d’inspiration tout autant que la  réception de leurs œuvres (lectorat occidental, de la  diaspora africaine et du continent).

Au travers de son expertise sur les littératures africaines, Bernard Magnier apportera  son regard d’éditeur sur ces questions et présentera la collection qu’il dirige chez Actes SudLa seconde phase de cette rencontre qui se veut interactive aura pour objet d’interpeler les publics présents, sur leur rapport en général à la littérature africaine. La rencontre sera animée par Réassi Ouabonzi, animateur du blog littéraire Chez Gangoueus et responsable de la rubrique culture de TerangaWeb. Des lectures des œuvres des auteurs seront faites.

Jean-Luc Raharimanana, est un homme de lettres malgache, né en 1967 à Antananarive. Il est l’auteur d’une œuvre dense à la croisée de plusieurs genres littéraires. Sa dernière publication est Les cauchemars du gecko chez Vents d’ailleurs suite à l’interprétation à Avignon de la pièce de théâtre du même nom qui n’a pas laissé indifférent le public du festival.

Yahia Belaskri, est un homme de lettres algérien, ancien journaliste, né en 1952 à Oran. Il a obtenu le Grand Prix Littéraire Ouest France/Étonnants voyageurs 2011 pour son roman Si tu cherches la pluie, elle vient d’en haut dans lequel l’auteur brosse un portrait très sombre de l’Algérie. Son nouveau roman Une longue nuit d’absence vient de paraître chez Vents d’ailleurs.

Bernard Magnier est actuellement l’un des plus brillants spécialistes de la littérature africaine. Journaliste de sa profession, il travaille depuis plusieurs années avec Radio France Internationale et dirige la collection « Afrique » aux éditions Actes Sud. Il est également conseiller littéraire au  Centre National du Livre, au Centre Georges Pompidou ou encore au  théâtre Le Tarmac de la Villette. Il est  aussi  programmateur du festivalittératures métisses d’Angoulême.

Printemps des poètes africains : un beau succès

Près de 80 personnes  ont assisté dans une atmosphère intense et retenue à la soirée « Poètes dans la cité » que l’ODC a organisé conjointement avec l’association Poécité. Cette soirée littéraire  qui s’est tenue dans le cadre du Printemps des poètes a  été dédiée à deux poètes africains majeurs : Sylvie Kandé, poète et professeur franco-sénégalaise et Nimrod, poète d’origine tchadienne. La rencontre qui  s’est déroulée  sous la  forme d’un  entretien-récital  a donné lieu à une remarquable interprétation au violoncelle par Guillaume Bongiraud. C’est la 4e édition  qui s’est tenue cette année auprès d’un public fervent et recueilli. L’émotion était à son comble  lorsque les lecteurs de « Poécité » ont des extraits de l’oeuvre de ces deux poètes .

Né au Tchad, Nimrod est poète, romancier, essayiste.  Son œuvre poétique est publiée aux Editions Obsidiane. Il a publié trois romans (dont un en littérature jeunesse, intitulé Rosa Parks, Actes Sud Junior, 2008) et deux récits. Ses plus récents ouvrages sont : La nouvelle chose française (essais, Actes Sud, 2008), L’or des rivières (récits, Actes Sud, 2010)… Son œuvre a reçu les prix littéraires suivants : Prix de La vocation pour Pierre, poussière (poèmes, Obsidiane, 1989), Prix Louise Labé pour Passage à l’infini (poèmes, Obsidiane, 1999), Bourse Thyde Monnier de la Société des Gens des Lettres pour Les jambes d’Alice (roman, Actes Sud, 2001), les Prix Benjamin Fondane, Édouard Glissant et Ahmadou Kourouma pour Le bal des princes (roman, Actes Sud, 2008) et le Prix Max Jacob 2011 pour Babel, Babylone (Obsidiane, 2010).

Sylvie Kandé est née à Paris de mère française et de père sénégalais. Elle est titulaire d’une maîtrise de lettres classiques (Paris IV-Sorbonne) sur l’image du Noir dans l’art et la littérature grecs du Vème au 1er siècle av. J.C. et d’un doctorat en histoire de l’Afrique (Paris VII). En l’an 2000, elle a publié chez Gallimard un long poème en prose intitulé « Lagon, Lagunes », avec une postface d’Edouard Glissant. Elle vient de publier la quête infinie de l’autre rive, une épopée en trois chants  aux éditions Gallimard.

Poésie dans la cité : Sylvie Kandé et Nimrod, deux poètes africains

En collaboration avec l’association Poécité, l’Observatoire de la diversité culturelle organise dans le cadre du Printemps des poètes une soirée littéraire dédiée a deux  poètes africains : Sylvie Kandé, poète et professeur franco-sénégalaise et Nimrod, poète d’origine tchadienne. La rencontre aurait lieu le vendredi 9 mars à l’auditorium du Centre culturel Jean-Cocteau aux Lilas (entrée libre). Cette rencontre se déroulera sous la forme d’un  entretien-récital, et donnera lieu à un accompagnement par Guillaume Bongiraud, violoncelliste. Les associations Africultures, Terangaweb, et Poésie en liberté sont également  nos partenaires. Les auteurs signeront leurs livres à la fin de la soirée.

Né au Tchad, Nimrod est poète, romancier, essayiste. Il a consacré deux essais à Léopold Sédar Senghor (Le temps qu’il fait, 2003 et Seghers, coll. Poètes d’au­jourd’hui, 2006). Son œuvre poétique est pu­bliée aux Editions Obsidiane. Il a publié trois romans (dont un en lit­térature jeunesse, intitulé Rosa Parks, Actes Sud Junior, 2008) et deux récits. Ses plus récents ouvrages sont : La nouvelle chose française (essais, Actes Sud, 2008), L’or des rivières (récits, Actes Sud, 2010). Son œuvre a reçu les prix littéraires suivants : Prix de La vocation pour Pierre, poussière (poèmes, Obsidiane, 1989), Prix Louise Labé pour Passage à l’infini (poèmes, Obsidiane, 1999), Bourse Thyde Monnier de la Société des Gens des Lettres pour Les jambes d’Alice (roman, Actes Sud, 2001), les Prix Benjamin Fondane, Édouard Glis­sant et Ahmadou Kourouma pour Le bal des princes (roman, Actes Sud, 2008) et le Prix Max Jacob 2011 pour Babel, Babylone (Obsidiane, 2010).


Sylvie Kandé est née à Paris de mère française et de père sénégalais. Elle est titulaire d’une maîtrise de lettres classiques (Paris IV-Sorbonne) sur l’image du Noir dans l’art et la littérature grecs du Vème au 1er siècle av. J.C. et d’un doctorat en histoire de l’Afrique (Paris VII). En l’an 2000, elle a publié chez Gallimard un long poème en prose intitulé « Lagon, Lagunes », avec une postface d’Edouard Glissant. Ses nouvelles et ses poèmes ont été publiés en France notamment dans la Nouvelle Revue Française, en Afrique (Stephen Gray, ed. The Picador Book of African Short Stories, 2000) et aux Etats-Unis (Callaloo.) Pendant 6 ans, elle a enseigné la littérature francophone africaine et caribéenne au département de français et les études africaines dans le cadre du programme d’études Africana à New York University. Elle vient de publier la quête infinie de l’autre rive, une épopée en trois chants  aux éditions Gallimard.