Ciné-conférence Australie

Mis en avant

MERCREDI 15 NOVEMBRE à 19H
en partenariat avec le Centre culturel Jean Cocteau

CINÉ-CONFÉRENCE AUSTRALIE

Projection du film documentaire Another country

Comédien australien et aborigène, David Gulpilil raconte dans Another Country, ce qui est arrivé lorsque le mode vie de son peuple a été interrompu par celui des « blancs ». Ce documentaire évoque les conséquences du contact, la force de l’impact de l’Autre, les ravages causés par la superposition de deux cultures, l’une nouvelle et l’autre traditionnelle et les problèmes qui en découlent dans divers domaines de la vie quotidienne : le temps, l’argent, les ordures …

Projection suivie d’un débat, en présence d’Alastair Davidson, professeur émérite de la Monash University à Melbourne

et d’un buffet australien proposé par l’association Les papilles ont des ailes

ENTRÉE LIBRE

Auditorium du centre culturel Jean Cocteau
35 place Charles de Gaulle, Les Lilas
M° Mairie des Lilas

Lien de l’événement Facebook

 

Ciné-club « 120 battements par minute »

Mis en avant

Lé 26 septembre, le Théâtre du Garde-Chasse accueillait l’ODC et son invitée, Catherine Kapusta-Palmer, venue débattre avec le public du film 120 battements par minute, et parler de son engagement au sein du mouvement Act’Up, au début de l’épidémie du sida, et aujourd’hui dans des programmes visant à aider les femmes atteintes du VIH.

L’ODC à l’Ouverture du FIFDA 2017

Mis en avant

Le 9 septembre, l’ODC était présent pour l’ouverture du 7è Festival International de Films de la Diaspora Africaine.

L’accueil du public au cinéma Étoile Lilas a été suivi d’une présentation du programme du festival par son président, Reinaldo Spech.

Miguel Angel Rosales est venu présenter son film Gurumbé : Canciones de tu memoria negra (Gurumbé : Mémoires Afro-Andalousiennes), un documentaire qui présente la contribution fondamentale des Afro-Andalous – issus de l’esclavage en Espagne – au développement de la culture espagnole, y compris du flamenco, et au développement économique de l’Espagne.

La projection était suivie d’un débat avec le réalisateur et d’une démonstration de flamenco.

Concert conté de Pedro Kouyaté : Chants et musiques du monde

Mis en avant

SAMEDI 28 OCTOBRE à 20h30

CONCERT CONTÉ DE PEDRO KOUYATÉ

en collaboration avec La Voix du Griot et Simon Winsé

à l’Atelier de la Voix du Griot

Découvrir des origines des instruments traditionnels d’Afrique de l’Ouest
Croisement de différentes cultures à travers le récit et la musique

D’origine malienne, Pédro Kouyaté (ex-calebassiste de Boubacar Traoré) a fait son apprentissage aux percussions chez Toumani Diabaté en accompagnant son groupe Symmétric Orchestra. Artiste libre et inspiré, c’est dans la culture ancestrale de son pays d’origine, le Mali, et particulièrement dans l’univers profond et mystique de la confrérie des chasseurs mandingues, à qui il emprunte le flow et les gammes pentatoniques, que Pédro Kouyaté puise ce qui constitue la base de ses créations. À la manière de ses ancêtres, Pédro Kouyaté captive le spectateur, le saisit et l’interpelle avec une générosité et un dynamisme décapants. Son charisme énigmatique et l’énergie créative des musiciens qui l’accompagnent invitent le public à l’expérience d’un voyage intemporel, riche de surprises et à chaque fois différent.

Lien de l’événement facebook : http://urlz.fr/60xE

Participation libre

Atelier de la Voix du Griot
116 BD Eugène-Decros
93260 Les Lilas
Métro Mairie des Lilas

« Jeunesse et diversité culturelle : nouvelles formes d’engagement citoyen »

Mis en avant

Soirée événement « Jeunesse et diversité culturelle : nouvelles formes d’engagement »

MARDI 13 OCTOBRE à 20H

Projection du documentaire À quoi rêvent les jeunes ?

de Matthieu Lafrance

précédé de Traces : Une jeunesse au contact des migrants

Projection suivie d’un débat
Au Théâtre du Garde Chasse

2 rue Waldeck Rousseau, Les Lilas

Tarif unique de 3€50

Consulter l’événement facebook

L’ODC au Forum des associations

Mis en avant

 Vous êtes nombreux à être venus nous rencontrer le week-end du 9 septembre
au Forum des associations de la ville des Lilas !
L’Observatoire a ainsi accueilli, à cette occasion, de nouveaux
adhérents, ainsi que des plus anciens. 

Merci à tous !

Pour ceux qui n’auraient pas pu être présents, vous pouvez bien entendu
nous contacter afin de renouveler votre adhésion !

Ciné-Club « 120 battements par minute »

Mis en avant

Mardi 26 septembre 20h

Ciné-Club
120 battements par minute

Début des années 90. Alors que le sida tue depuis près de dix ans, les militants d’Act Up-Paris multiplient les actions pour lutter contre l’indifférence générale.
Nouveau venu dans le groupe, Nathan va être bouleversé par la radicalité de Sean.

Projection suivie d’un débat et d’un verre à 22h30

avec CATHERINE KAPUSTA-PALMER
Coordinatrice du Collectif interassociatif Femmes & VIH
Coordinatrice du Programme Femmes & sida du Planning Familial
et ex-militante d’Act Up

Tarif unique : 3.50 €

184359

Ciné-club « Gurumbe » dans le cadre de la FIFDA

Mis en avant

Vendredi 8 septembre à 20h

Ciné-club lors de la

Soirée d’inauguration de la FIFDA

Festival International des Films de la Diaspora Africaine

Projection et débat autour du film

Gurumbe. Canciones de tu memoria negra

de Miguel Angel Rosales

Cinéma Etoile Lilas
Place du Maquis du Vercors – 75020 Paris

Entrée plein tarif 10.70€ ; Tarif réduit : 8.70€

gurumbe-canciones-de-tu-memoria-negra-3

L’identité dans tous ses états

Mis en avant

Entre le 17 mai et le 22 juin 2017, ont eu lieu plusieurs séminaires sur le thème de l’identité, qui formaient le cycle « L’identité dans tous ses états ». Des rencontres et débats ont en effet permis d’aborder le thème sous plusieurs angles, dont ceux de la diversité culturelle et de la croyance. Ce cycle était organisé par l’Université Populaire de Bagnolet, en partenariat avec l’ODC.

Le mercredi 17 mai, la conférence-débat « L’identité à l’épreuve de sa diversité culturelle », animée par Fulvio Caccia, écrivain et directeur de l’ODC, a ouvert le cycle avec une approche multiculturelle, interculturelle et transculturelle, qui posait la question « Qui sommes-nous ? ». Son intervention a été suivie d’un débat animé dans les locaux de la Fabrique, à Bagnolet.

Le jeudi 1er, le troisième séminaire était une table ronde sur le thème de « L’identité à l’épreuve des croyances », animée par Fulvio Caccia et réunissant plusieurs croyants et philosophes de différentes confessions : Salah Boudi, musulman pratiquant, Claude-Raphaël Samana, anthropologue et auteur du livre « Perspectives pour les islams contemporains », Françoise Rousseau, catholique pratiquante, Jean-Michel Quillardet, franc-maçon et chargé d’enseignement de la laïcité à l’université d’Ivry, et Gilles Despoisses, bouddhiste pratiquant. Les participants ont expliqué le parcours qui les a amenés à croire ou ne pas croire, puis ont débattu avec le public sur des questions mêlant société, croyance et laïcité, sous la coupole du Jardin d’hiver du Centre culturel Jean Cocteau.

 

UPB-Programme

Mise en page 1

Femmes contre Daesh, rencontre avec Pascale Bourgaux

Mis en avant

Soirée  du 23 novembre  dédiée à la projection du film  Femmes contre Daesh
Réalisation Pascale Bourgaux, 52 mn . La réalisatrice belge Pascale Bourgaux a rendu compte du quotidien des combattantes kurdes sur le terrain, de Kobané aux rives de l’Euphrate à la frontière irako-syrienne. La projection a été  suivie d’une rencontre avec la réalisatrice Pascale Bourgau

Mis en avant

Ciné conférences 2016-17

Jeunesses du monde
cine_conf_kurdes_a3

ENTREE LIBRE

Ciné-conférence exceptionnel et d’actualité sur le combat des jeunes femmes kurdes face à Daech. Un film de Pascale Bourgaux, grand reporter très reconnue, qui sera présente. Elle a réalisé de nombreux reportages de guerre pour la RTBF : Kosovo, Turquie, Irak, Afghanistan.

« Face à Daech, des centaines de jeunes femmes kurdes ont pris les armes et se battent en première ligne. Elles présentent leur quotidien pour montrer les raisons de leur engagement, la réalité de leur combat et les souffrances physiques et morales qu’elles supportent. Pascale Bourgaux vise à nous faire appréhender le projet de société émancipateur, égalitaire, multiethnique et démocratique porté par les Kurdes et son indéniable pouvoir de séduction sur les femmes. Partageant le quotidien des combattantes kurdes — des camps d’entraînement aux salles de classe, où l’on remédie à l’analphabétisme —, le documentaire dévoile l’esquisse d’une contre-société, totalement inédite au Proche-Orient. Jamais dupe, il pointe aussi les résistances masculines à ce nouvel ordre : « Cela ne nous plaît pas, reconnaît le frère de Viyan, mais c’est ce que veut le parti ! ».

« Quels engagements citoyens des jeunes avec les nouvelles pratiques numériques ? »

Mis en avant

 Face  à la déferlante  numérique, développer son esprit critique est une nécessité.  

Pratiques numériques et nouvelles formes d’engagement citoyen

Synthèse de l’atelier « Quels engagements citoyens des jeunes avec les nouvelles pratiques numériques ? », Animation : Sandie Vesvre, Maire-adjointe à la jeunesse, Les Lilas ; Alexandre Michelin, enseignant à la Sorbonne, Paris 1, ancien président de la commission images de la diversité du CNC, Directeur Studio Spicee. Rapporteur : Aurore Eccel, Conseil des jeunes des Lilas.

Aujourd’hui, les pratiques numériques permettent d’ouvrir le champ des possibilités : elles forment de nouvelles manières de réfléchir, mais aussi de créer. C’est pour cette raison qu’il existe un véritable parallèle entre le numérique et la forme d’engagement. Le citoyen numérique peut désormais exercer ses actions à l’échelle individuelle et ainsi, cette nouvelle pratique s’impose comme un véritable outil favorisant l’engagement des peuples, en particulier des jeunes, et permet de cette façon de promouvoir les valeurs qui lui sont rattachées. Mais alors, comment ces formes nouvelles se manifestent-elles ? Malgré la liberté considérable dont elles disposent, ces actions sont -elles assujetties  à certaines limites ? Et lesquelles ?

Les supports numériques, un outil en faveur de l’engagement

 D’abord un constat. De nombreuses pratiques voient le jour à l’ère du numérique. Grâce à ces nouveaux outils, il est extrêmement aisé de monter des projets défendant des causes très différentes les unes des autres (pratiques solidaires, appels aux dons, pages soutenant des personnes dans le besoin…). Ces dernières sont si nombreuses et diverses qu’il est presque difficile, dans un second temps, de déceler le vrai du faux. Mais en quoi l’émergence de ces pages solidaires, par exemple, facilitent-elles l’engagement ? Quelle que soit leur cause, ces pages sont toutes construites sur le même schéma et touchent ainsi le plus grand nombre et ce, en un temps très limité. De façon générale, nous avons pu observer au cours de ces dernières années la facilité des peuples à se rassembler lorsqu’ils sont habités par un engagement (en France : #JeSuisCharlie, manifestations contre la loi Travail, mais aussi à l’étranger avec le mouvement des Indignés par exemple). Les réseaux sociaux relaient et facilitent les émotions, ils s’imposent comme un élément fédérateur entre les citoyens. Nous pouvons donc, d’une certaine façon, déduire que l’engagement peut parfois partir de la sensibilité des individus. Il est également possible de soutenir une cause en un clic (pétitions, likes…) : plus le nombre de participations grimpe, plus la cause aura de l’ampleur. Il s’agit, à son échelle, de donner son avis, et d’une certaine façon d’apporter sa pierre à l’édifice dans un projet. Mais un clic peut-il être considéré comme étant un engagement ? Ce clic possède-t-il une valeur si cela ne donne pas suite dans le monde réel, s’il n’y a pas de manifestation concrète ? Car nous sommes tous anonymes derrière un clic et en un sens, cela facilite le passage du privé au public, avec un effet boule de neige. Il existe pourtant des exemples affirmant le contraire, comme les personnes handicapées, très actives derrière leurs écrans par le biais notamment de formation en ligne, donnant lieu à du concret. L’outil numérique soutient donc indéniablement l’engagement : il amplifie la sphère d’impact. Internet est sans doute majoritairement utilisé à des fins de communication entre les personnes et il est vrai que plus cette communication est importante, plus les échanges réels auront une chance de voir le jour car il existe un véritable besoin de se retrouver et d’être ensemble. Néanmoins, il ne faut pas confondre cet outil -car il s’agit surtout d’un médium d’engagement permettant de multiplier l’espace de mobilisation, le clic n’étant qu’un point de départ- avec le véritable engagement .

 « Computers are like a bicycle for our minds », Steve Jobs, 1990

A l’ère du numérique, cette culture de l’information s’impose véritablement à travers une diversité de plateformes (Wikipédia…). Nous n’avons jamais eu autant de facilité à accéder au savoir et à l’information en général. Ce qui reste fondamental, c’est la capacité à développer son esprit critique. Il faudra ainsi hiérarchiser l’information que l’on absorbe, à déceler le vrai du faux, à déconstruire les messages. Car finalement, ce qui pose problème aujourd’hui, notamment chez les jeunes, c’est leur grande réceptivité à accueillir toutes les informations qui se présentent à eux, et si aujourd’hui nous faisons face à des dérives, c’est que cela résulte aussi d’un manque d’esprit critique chez l’individu (théories du complot notamment).

Quelles limites ?

Mais tous les individus, et particulièrement les jeunes, possèdent-ils la même capacité à s’engager dans une cause ? Il peut en effet exister plusieurs fractures. Dans un premier temps, il est vrai que généralement, les jeunes s’engageant civiquement forment un groupe d’individus déjà informés, qui ont des outils et à qui on donnera encore plus d’outils, à qui on donne la parole alors qu’ils la possèdent déjà. Mais est-ce une fatalité ? Pour rattacher à une cause les jeunes désinformés, il faut, grâce au bouche à oreille notamment, leur offrir la possibilité de s’exprimer car ces derniers ont sûrement au fond d’eux une soif d’engagement. Il faut leur donner les outils mais également leur réveiller la volonté de s’investir. Car s’il n’y a pas d’engagement, ce n’est sans doute pas qu’une simple question de volonté, il peut aussi s’agir d’un manque d’accès aux ressources. Dans un second temps, il existe aujourd’hui une certaine fracture générationnelle qui est source d’inégalité, et donc d’exclusion. En effet, les jeunes arrivent mieux à mobiliser avec leurs propres codes, et cela leur permet de participer à des initiatives.

Il faut donc faire confiance à la jeunesse, car celle-ci est source de diversité et de richesse. Elle possède la maîtrise des outils modernes qui lui permettront d’amplifier sa voix, souvent trop peu entendue. Mais elle est également volatile, et ce sentiment se renforce d’autant plus à l’ère du numérique. Il faut donc faire en sorte que cet engagement, quel qu’il soit, perdure dans le temps, et cela représente un nouveau défi aujourd’hui, à l’heure où la rapidité des actions et des échanges est multipliée par ces nouveaux types d’outils.

——————————————————————————————————————–

Les Vendredis de la Colline, Club Politique Indépendant
Compte rendu de l’atelier numéro 2 : Quelle expression de la diversité culturelle dans cet environnement numérique ?
Trois éléments sont ressortis de cet atelier :
• La question centrale de la maîtrise de l’outil. Le numérique représente un outil à double tranchant : facteur d’accroissement des inégalités en cas de non-maîtrise de l’outil, et dans lecas inverse facteur de créativité
;
• L’importance de l’apprentissage des codes et langages de ce nouvel environnement afin de jouir d’un usage optimal source d’enrichissement personnel;
•La crainte de la disparition de la frontière entre l’identité réelle et l’identité virtuelle. Processus accéléré par une nouvelle forme d’ addiction chez la nouvelle génération.
Après une brève introduction sur la définition des notions de culture et de diversité culturelle à l’aune du numérique,a été soulignée l’importance de la culture comme quelque chose d’évolutif et de changeant, mais également comme un frein intergénérationnel.
Le numérique fait œuvre de disruption en matière de diversité culturelle, en rompant avec les outils classiques qui étaient facilement appropriables. Le numérique pose le problème de l’appropriation, un problème qui repose tant sur sa compréhension que sur son fonctionnement quotidien.
Il a été remarqué que le numérique offre une extraordinaire opportunité d’informations, de contenus,de ressources plus larges dans des environnements diversifiés. Cependant certains utilisateurs se sentent exclus ou s’excluent de l’univers numérique
soit par choix idéologique ou de résistance au changement soit par inégalité en matière numérique (Cf. Inégalités numériques et reconnaissance sociale, article publié par Fabien Granjon dans la revue Les Cahiers du numérique)
.
Fabien Granjon écrit qu’il ne faut pas confondre la possession et les usages réels faits de l’ordinateur et d’Internet. Il ne faut pas parler de fracture numérique mais d’inégalités numériques afin d’inclure les inégalités culturelles qui existent entre les différents
détenteurs d’ordinateurs. Un consensus a été trouvé sur l’idée de dire que le numérique a permis un foisonnement des idées, une créativité nonobstant le fait d’une logique commerciale qui vient freiner l’expression publique dans une logique de conformisme par rapport à la société
.
Nous remarquons que l’environnement numérique peut dévorer la diversité
linguistique. En raison du développement du Big Data et des algorithmes, l’utilisateur, malgré une bonne volonté et un esprit critique aiguisé, est la cible de toutes les données collectées à son égard. De sorte qu’il n’est aucunement encouragé à découvrir de nouveaux horizons à la fois culturels et sociaux, puisque les algorithmes le renvoient toujours dans sa zone de confort, celle où il a l’habitude de s’informer et de se cultiver. Dans une optique de frein à l’expression, plusieurs personnes ont évoqué la question de l’éducation vis-à-vis de la maîtrise de l’outil numérique et de la place d’autrui en exprimant l’idée que la saturation du numérique dans la vie quotidienne pouvait entraîner un appauvrissement de la pensée. Cette saturation freinerait les rapports directs avec
autrui dans la vie sociale d’un individu, c’est-à-dire une forme de passivité à rester devant les réseaux sociaux ou la télévision et par conséquent à créer une vie virtuelle en dépit d’une vie sociale réelle. L’idée de la place de l’éducation est fondamentale, l’école devant enseigner l’essentiel des codes et des normes sociales afin que l’individu puisse s’exprimer et in fine s’épanouir au sein de l’environnement numérique.

Jeunesse et diversité culturelle : pratiques numériques et nouvelles formes d’engagement citoyen, retour en images

Mis en avant

Retour en images sur le forum « Jeunesse et diversité culturelle : pratiques numériques et nouvelles formes d’engagement citoyen » qui s’est déroulé le 7 octobre à l’espace culturel Anglemont aux Lilas.

En présence d’Alexandre Michelin, directeur général du studio Spicee , Jean-Claude Richez, sociologue, Sandie Vesvre, maire adjointe à la jeunesse des Lilas, Silvia Capanema, Vice-présidente  chargée  de la jeunesse du Conseil départemental de Seine-Saint-Denis,  Les vendredis de la Colline ; ce premier temps a été marquée par  la plénière, les interventions liminaires et le compte-rendu des ateliers :  » Quelle expression de la diversité dans cette environnement numérique et Pratiques numériques et nouvelles forme d’engagement citoyen ». Le second temps de cette journée a  été marqué par  le débat entre les réalisateurs présents du panorama des films que nous avons projeté en deuxième partie de l’événement avec Matthieu Lafrance, Frank Frappa, Jeremy Trouilh, Jonathan Hauvel et Jérôme Polidor.

Mis en avant

vivien
Forum
Jeunesse et diversité culturelle
Pratiques artistiques et nouvelles formes d’engagement citoyen
le vendredi 7 octobre 2016
Avant-projet
Le périmètre de cette première manifestation est celui d’une vitrine sur les nouvelles pratiques artistiques et culturelles des jeunes (youtubers, performances…), mais aussi sur les formes d’engagement citoyen. Les jeunes se sont massivement emparés de l’outil numérique qui est autant un moyen de production, de diffusion et de distribution. D’où la formidable visibilité de la diversité culturelle dont se nourrissent ceux qui créent mais aussi ceux, hélas,ceux qui détruisent. Car tout l’enjeu, où que l’on soit, est de trouver le moyen de se faire connaître et reconnaître. Voilà pourquoi il nous est apparu utile de présenter les pratiques artistiques et culturelles en émergence et de mettre en lumière l’expression des jeunes sur les discriminations dont ils sont victimes ainsi que les clichés, les lieux communs sur la diversité d’ici et d’ailleurs. Bien sûr, il ne s’agira pas de prétendre à l’exhaustivité mais plutôt d’inaugurer le travail d’exploration que nous avons commencé et que nous poursuivrons tout au long de l’année.
Vous pouvez vous inscrire à l’événement via ce formulaire 

Shakespeare était-il un migrant ?

Mis en avant

SHAKESPEARE ÉTAIT-IL UN MIGRANT?
A l’heure du référendum anglais où le débat sur les réfugiés requestionne l’identité anglaise, découvrir que William Shakespeare pouvait être un migrant, fils d’un réfugié, est plus qu’un signe, un signal pour réaffirmer plus que jamais l’identité plurielle de toute culture nationale.


Le 2 février à 18h30, au siège social du P.E.N. CLUB français. Débat autour du livre de LAMBERTO TASSINARI, auteur du livre « John Florio alias Shakespeare » (le bord de l’eau), Daniel BOUGNOUX auteur de «Shakespeare, le choix du spectre» ( Les impressions nouvelles) et Antoine SPIRE, journaliste et éditeur

Rennes au pluriel

Mis en avant

La diversité culturelle à l’épreuve des régions

La loi NOTRe sur la réforme des Régions favorisera-t-elle l’avènement d’une politique publique de la diversité culturelle ? C’est une des questions-clés soulevée à Rennes le 11 mai dernier lors du colloque thématique organisé par l’ODC, Cha’red et Les amis de l’Algérie dans le cadre du programme «Rennes au pluriel». Cette manifestation s’est déroulée dans la salle multimédia du quotidien Ouest France et a réuni une quarantaine de participants dont plusieurs élus de la métropole rennaise et des environs.

Les droits culturels inscrits dans l’article 103 de cette loi peuvent-ils en effet servir de trait d’union entre les identités régionales et celles issues de l’immigration pour réaffirmer les régions françaises au sein de l’État, dans le grand ensemble européen et au sein de la mondialisation ? Et si oui, quelle interprétation en donner ? Ces interrogations, qui n’étaient pas sans évoquer le délicat équilibre multiséculaire entre pouvoir central et pouvoir régional, étaient en filigrane dans les discussions qui se sont déroulées tout au long de cette journée passionnante et qui ont abordé autant les singularités culturelles et linguistiques que la formation professionnelle, le développement économique et l’espace de débat civique.

Quatre moments ont scandé cette journée. La première table ronde a été consacrée aux notions qui balisent ce nouveau périmètre géopolitique que constitue la diversité culturelle. Kalli Giannelos, de la Commission française de l’UNESCO, a d’abord situé les significations et enjeux du concept de diversité culturelle à travers la Convention de 2005 de l’UNESCO, du point de vue de son histoire. Son intervention a également porté sur les leviers d’actions pour le rapprochement des cultures, à la confluence des politiques culturelles institutionnelles et des initiatives de la société civile.

Pour sa part, Fulvio Caccia, écrivain et directeur de l’ODC, a rappelé que la déclinaison dans le droit français de la Convention de l’UNESCO de 2005 s’est faite dans la Loi NOTRe, en permettant à chaque citoyen d’être un acteur de la culture qu’il veut privilégier. Ces droits culturels s’appuient sur deux axes : la liberté d’expression et les conditions rassemblées pour permettre à cette liberté de s’exprimer. Le premier participe de l’art. Le second renvoie à la culture c’est-à-dire à l’éducation qui la sous-tend et au domaine public. Car elle résulte du croisement et de la comparaison avec d’autres cultures que la nôtre. Cette perspective implique l’engagement de sa propre identité et non simplement la consommation de produits culturels.

Une politique authentique de la diversité culturelle permettrait de dépasser les inégalités induites par l’ultralibéralisme et les limites de l’étatisme en faisant de l’éducation tout au long de la vie, la pierre de touche d’une démocratie renouvelée.

Enfin Aït Abdelmalek, professeur en sociologie, Université de Rennes II, a évoqué les principes recteurs qui doivent gouverner selon lui une politique de la diversité culturelle, principes que l’on retrouve dans la Déclaration des droits de l’homme.

Cette table ronde modérée par Toufik Hedna, président des Amis de l’Algérie, s’est poursuivie avec une discussion sur les singularités de la Bretagne à laquelle ont participé deux élus municipaux, Benoît Careil, maire adjoint délégué à la culture (Rennes) et Yann Syz, maire adjoint délégué à la jeunesse de Lorient. L’un et l’autre ont rappelé les dispositifs déjà mis en acte pour rendre compte de la diversité culturelle au sein de leur municipalité. La nouvelle réforme du collège serait à cet égard une opportunité car elle libère du temps scolaire pour une meilleure connaissance de la diversité historique qui fonde la culture française contemporaine.

La survie de la langue bretonne a bien sûr été évoquée au moment des questions. Monsieur Syz, issu de la mouvance autonomiste, a rappelé qu’au lieu de cliver l’identité française sur ses différences et renvoyer à un repli régional de funeste mémoire, l’apprentissage bien compris du breton est au contraire un atout politique et une opportunité économique qui permettrait de créer un marché régional autour de la langue et des ses déclinaisons, une réelle valeur ajoutée pour le région Bretagne. Quant au modérateur, Gérard Prémel, il a évoqué la nécessité de pouvoir saisir l’occasion d’une réflexion en profondeur sur ce thème.

L’intermède de la pause déjeuner a été assuré par Natacha Jeunesse, une conteuse haïtienne qui a joué un extrait d’un conte haïtien qu’elle interprète sur la scène rennaise.

L’après-midi s’est poursuivi autour de l’Europe, la diversité culturelle et les régions. L’Europe a souvent été vue comme une chance pour les régions, nécessaire contrepoids à l’État. Y a-t-il et peut-il y avoir une culture régionale affirmée en phase avec l’expression de la diversité culturelle défendue par l’Union Européenne ? Quelle place pour l’expression des cultures régionales au sein de l’Europe ?

Cette table ronde animée par Thibaud Willette, président de l’ODC, a permis de mettre en parallèle deux expériences régionales différentes mais complémentaires. D’abord Mylène Laurant, attachée principale, Relations internationales et suivi des directives Européennes, Francophonie Bruxelles, a expliqué l’intrication des divers niveaux interrégionaux sur le territoire belge ainsi que le transfert de compétences découlant des réformes constitutionnelles. Prenant exemple sur la Commission communautaire française, limitée aux 19 communes, elle s’est interrogée sur l’émergence d’entités infra-étatiques sur la scène internationale. Ce qui fait de la Belgique un état postonational et sa capitale, Bruxelles, une entité géopolitique à part.

Robert Scarcia, journaliste indépendant, a choisi d’aborder la singularité du Pays Basque de France sous deux angles. D’une part, la composition d’une intercommunalité (ECPI) composée par toutes les communes des trois régions basques historiques du Labourd, Basse Navarre et Pays de Soule à l’intérieur de la nouvelle région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charente. Cette nouvelle intercommunalité permet au Pays Basque de se positionner à l’intérieur de cette super-région nouvellement formée. Un contre-poids bienvenu qui fait de cette ECPI de la taille démographique du Danemark et au périmètre géographique de l’Autriche, de devenir le second bassin de population après Bordeaux.

Mais les prémisses se trouvent dans l’expérience de coopération transfrontalière qui depuis la fin des années 90, se déploie sous le nom de Consortium Transfrontalier Bidassoa-Txingudi, une entité qui unit les communes d’Hendaye et les villes espagnoles d’Irun et Fontarabie. La spécificité de cette forte culture régionale partagée entre deux états peut être un exemple pour l’Europe.

Jeanne-Françoise Hutin a continué dans la foulée en citant Claude Monnet qui aurait affirmé que « si c’était à recommencer, je commencerais par la culture ». La présidente et fondatrice de la Maison de l’Europe de Rennes et de Haute-Bretagne a rappelé que le ciment de l’Europe réside dans cette vieille tradition humaniste qui a finalement réussi à pacifier son territoire. La culture aujourd’hui n’est plus l’élément clivant qui attise les nationalismes et les différences, mais bien un pont jeté au-dessus des nations pour qu’une communauté de destins puisse persister et prospérer à l’échelle européenne. Ce vibrant plaidoyer de madame Hutin, qui a vécu les affres de la seconde guerre, a conclu cette table.

Enfin, last but not least, les artistes. Quelle place ont-ils dans la culture de leur région ? Doivent-ils « s’expatrier » dans la métropole ou la capitale pour obtenir reconnaissance et légitimité ? Yvon Le Men, poète breton, auteur de Les rumeurs de Babel et d’une quarantaine d’ouvrages, en est le vivant contre-exemple. Invité à définir la singularité bretonne, le poète s’en est bien défendu en évoquant la grande tradition poétique française qui fait de la langue même la patrie et le lieu d’expérimentation du poète. Et pour lui ce fut et demeure le français.

Ceci étant, le responsable de la poésie du festival Étonnants voyageurs a ensuite insisté sur l’importance de garder l’aventure ouverte auprès du monde que ce soit auprès des poètes du monde comme dans le quartier de Maurepas de Rennes où il a donné la parole aux habitants qui venaient des quatre coins du monde. C’est au titre de musicologue que Kalli Giannelos est intervenue cette fois en éclairant l’application du concept de diversité culturelle dans l’univers musical et les différents angles d’approche qui en résultent. À plusieurs égards, la musique est un domaine qui illustre de façon paradigmatique la profondeur de la signification du terme « tradition » et des questions d’identité culturelle qui y sont reliées.

Enfin Simon Pinel, directeur éditorial des éditions Critic de Rennes a présenté sa jeune maison d’édition et les diverses collections qui la composent. D’abord librairie fondée en 2000, Critic s’est lancé dans l’édition en octobre 2009. Il propose des romans d’auteurs français à raison de 8 à 12 titres par an sur tout spécialisé dans la fantasy, la science-fiction, le fantastique ou le policier. Pourquoi la fantasy ? Parce que dans une certaine mesure ce genre traverse depuis toujours l’imaginaire de la représentation bretonne de Merlin l’enchanteur à la forêt de Broceliandre…

Voila qui ne pouvait pas mieux conclure cette rencontre organisée en collaboration avec Ouest-France et la librairie Le Failler, et avec l’appui de la Commission française de l’UNESCO et de Rennes Métropole dans le cadre de « Rennes au Pluriel ».

Une captation du colloque sera prochainement mise en ligne

HATE RADIO, le 17 février, 19h, les Lilas. Entrée libre

Mis en avant

L’ODC en collaboration avec le centre culturel  jean-Cocteau des Lilas projettera HATE RADIO, un documentaire de 52 minutes de Milo Rau,
mercredi le 17 février , 19h
Auditorium , 25 place Charles-de-Gaulle, les Lilas

La projection sera suivie  d’un débat avec Bernard Coly (collectif  des parties civiles pour le Rwanda)  et Jean-François Dupaquier, (journaliste).et d’un buffet payant.

milo_raus_theaterstueck_hate_radio_als_film@1xRwanda 1994. Comment et pourquoi la radio des mille collines devient la radio de la haine.

Ciné-Club – « Bata – La Famille Qui Voulait Chausser Le Monde »

Lien

Le 25 novembre, au Centre Culturel Jean Cocteau, a eu lieu la séance du documentaire de Jarmila Buzkovà « Bata- La Famille Qui Voulait Chausser Le Monde ». L’ après-séance s’est déroulée en compagnie de Fulvio Caccia, directeur de l’ODC, la réalisatrice du film et Daniel Volf, chef de mission adjoint de l’ambassade de la République Tchèque.

Mis en avant

téléchargementMercredi 23 décembre 20h30
Théâtre du Garde-Chasse
181 rue de Paris, Les Lilas
*
D’un petit village du sud de l’Iran aux cités parisiennes, Kheiron nous raconte le destin hors du commun de ses parents Hibat et Fereshteh, éternels optimistes, dans une comédie aux airs de conte universel qui évoque l’amour familial, le don de soi et surtout l’idéal d’un vivre-ensemble.
*
La projection sera suivie d’un débat avec
Hibat Tabib, fondateur de l’AFPAD
dont la vie a inspiré le film.
*
voir la bande annonce ici
Entrée 3.50€

Les attentats du 13 novembre à Paris : une attaque contre la diversité culturelle

Mis en avant

je suis parisLes événements dramatiques qui ont ensanglanté Paris le 13 novembre sont une attaque en règle contre la République et ses valeurs qui fondent le vivre ensemble des citoyens et leurs liens au sein de la ville.

Les 10e et 11e arrondissement et Saint-Denis où ont été perpétrés ces assassinats sont des cœurs vibrants de la capitale française où se croisent les hommes et les femmes, les langues et les cultures d’ici et d’ailleurs. C’est ainsi que s’exprime la diversité culturelle dans la république française. Cette diversité fait notre humanité et notre modernité.

C’est cette culture urbaine, multilingue, ouverte au monde, indifférente aux différences, qui a été sciemment prise à partie par les djihadistes comme en témoigne leur abjecte revendication.

Pourquoi cette exécration ? Parce que notre culture est le creuset par excellence des multiples appartenances qui nous constituent tous et chacun. L’incapacité de pouvoir les exprimer a conduit ces jeunes forcenés, qui sont eux-mêmes porteurs de cette diversité, à vouloir la nier en eux-mêmes comme chez les autres.

La ville diabolisée, lieu présumé de promiscuité et de décadence, a toujours été l’obsession des fondamentalismes religieux et des idéologies de l’extrême qui ont souvent rêvé ou réalisé de la purifier par le sang. Que là encore les victimes soient des jeunes, est d’une terrifiante éloquence.

L’ODC s’attache depuis quinze ans à tisser des passerelles pour explorer les richesses de ces cultures qui nous constituent. Nous sommes en deuil ici comme en Turquie, au Liban et ailleurs mais comme d’autres, résolus plus que jamais à faire de la diversité culturelle non pas le lieu de l’affrontement mais le lieu même de la paix et du vivre ensemble.

Diversité culturelle et société civile :le colloque du 10 octobre 2015 Première table ronde

Lien

Rencontre Internationale de la Diversité Culturelle – 1ère table ronde de la journée du 10 octobre 2015 organisé par l’ Observatoire de la Diversité Culturelle.

Le thème « Quelle est la place d’une politique de la diversité culturelle au sein des politiques publiques ?« .

Avec Jean Musitelli, Roger Deyhabe, Réjane Senac, David Fajolles et Nabil Janah

Captation : Matthieu Lafrance, Federico Zaa
Régie : Franck Leduc.
Montage : Matthieu Lafrance